Systèmes colloïdaux

D’une part, les techniques expérimentales modernes permettent de détecter les positions individuelles des colloïdes, à l’aide de la microscopie confocale par exemple. D’autre part, elles permettent de concevoir des colloïdes artificiels, avec des propriétés très spécifiques comme d’auto-assemblage ou d’auto-propulsion. Ces réalisations expérimentales ouvrent un champ entièrement nouveau pour la physique statistique théorique.

Par exemple, les mesures modernes de cristaux colloïdaux et de solides désordonnés ont souvent recours à la microscopie confocale où les fluctuations de position sont observées dans une partie seulement du système. Des arguments analytiques, corroborés par des simulation numérique de cristaux de sphères dures nous ont permis de développer une intuition des résultats attendus de ces mesures. L’interprétation théorique des données s’est avérée être remarquablement contaminée par de nombreux artefact et a exigé une théorie détaillée de la chaîne complète de l’analyse des données.

L’arrivée de l’équipe expérimentale EC2M autour d’Olivier Dauchot, qui se propose notamment d’étudier les propriétés des matériaux colloïdaux actifs mènera à une véritable synergie entre le travail théorique et expérimental au sein de Gulliver.
L’ équipe expérimentale est demandeuse de modèles théoriques afin de mieux comprendre la mécanique statistique hors équilibre de ces matériaux.

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